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Resident Evil 2 (2019)
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Test : Resident Evil 2 : la survie au cœur d'un épisode étonnant
PC PS4 ONE
Resident Evil 2 (2019)
AvantArrière
Appréciations du jeu
Profil de Logan
L'avis de Logan
MP
Journaliste kardelenkuruyemis.com
22 janvier 2019 à 17:00:00
17/20
Profil de Carnbee
Avec Carnbee
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Lecteurs kardelenkuruyemis.com
L'avis des lecteurs (142)
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17.4/20
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En 1998, soit deux ans après le premier épisode, Resident Evil se voit offrir une suite. Alors que le développement passe par diverses étapes compliquées, le résultat s'avère de grande qualité et permet à la série de véritablement entrer dans le cercle très fermé des licences attendues et «bankables». Bien qu’en 2008, il se murmure qu’un remake Wii pourrait être en cours de développement, celui-ci ne verra jamais le jour. On devra alors se contenter de la reprise de divers passages dans le réussi Resident Evil : The Darkside Chronicles en 2012. C’est donc avec intérêt qu'est accueillie l’annonce du remake en 2015. Après un silence radar de trois ans, ce dernier refait parler de lui et se prépare à infecter nos machines début 2019. Au final, le titre méritait-il l’attente générée ? N'y allons pas par quatre chemins, oui d’autant qu’à travers la (re)découverte de l’oeuvre, on se rend compte que certains parti-pris légitiment plus que jamais le statut de survival-horror de Resident Evil 2.

Tout savoir de Resident Evil 2 en trois minutes


Note :
Le test a été effectué sur PS4 Pro, Xbox One X et PC. Notons que les textures sont détaillées, la modélisation des personnages réussie et que le tout tourne dans un 60 images par seconde qui ne faiblit jamais sur chacune des machines concernées.

La première question qu’on peut se poser tient à la nature de l’oeuvre. Qu’on évoque un remake, un reboot ou une réinterprétation, le titre se destine-il davantage aux fans de l’oeuvre originale ou aux nouveaux venus ? Pour Capcom, on sera sûrement prompte à évoquer un jeu cross-générationnel prenant le meilleur de 1998 et de la technique de 2019, mais impossible d’être catégorique pour autant. Néanmoins, il y a fort à parier que le fan sera conquis dès les premières minutes, ne serait-ce qu’à travers la promesse inhérente au concept : replonger dans un univers connu et apprécié tout en le découvrant sous un angle nouveau. Sur ce point, Resident Evil 2 pique la curiosité dès nos premiers pas à Raccoon City et ne cesse de jouer avec nos souvenirs et attentes tout au long de l’aventure. Devant constamment ajuster la réglette pour ne pas froisser ledit fan tout en faisant en sorte de le surprendre, le jeu se retrouve souvent en équilibre entre cette envie de nostalgie et le besoin de renouveau. Difficile également de savoir si le résultat plaira aux nouveaux venus, le tout oscillant continuellement entre mécaniques quelque peu surannées et progression plus actuelle soutenue par une réalisation profitant du RE Engine déjà à l’oeuvre sur Resident Evil VII.

Resident Evil 2.5 ?


Resident Evil 2 : la survie au cœur d'un épisode étonnant

Si la question évoquée quelques lignes plus haut peut paraître anecdotique, elle n’en reste pas moins intéressante. Resident Evil 2 est-il un remake ou un reboot de la version de 1998 ? Et bien un peu des deux pour tout dire, à l’image du Resident Evil sorti en 2002 et représentant à bien des égards tout ce que doit être un bon remake. Repenser, ré-imaginer, reconsidérer certains acquis pour surprendre le joueur au moment où il s’y attend le moins. Telle était la maxime de "Rebirth". Le résultat, éclatant dans sa conception et sa réalisation, donna fort logiquement ce qui reste encore aujourd’hui l’un des plus beaux fleurons de la saga. Resident Evil 2 part du même principe. On y retrouve ainsi la trame principale qui voit Leon Kennedy et Claire Redfield aux prises avec des hordes de zombies et créatures cauchemardesques ayant envahi Raccoon City.

Resident Evil 2 : la survie au cœur d'un épisode étonnantResident Evil 2 : la survie au cœur d'un épisode étonnantResident Evil 2 : la survie au cœur d'un épisode étonnant
Resident Evil 2 : la survie au cœur d'un épisode étonnant

Bien que cette suite soit plus généreuse, sa structure n'en reste pas moins identique à celle de son modèle. Alors que le premier Resident Evil nous faisait visiter un gigantesque manoir puis les laboratoires souterrains d'Umbrella, Resident Evil 2, malgré ses deux CDs et ses deux aventures croisées, la progression restait clairement calquée sur celle de son aïeul, le commissariat remplaçant le manoir alors que la visite des égouts nous permettait de rejoindre... un immense laboratoire d'Umbrella. L'idée n'était donc pas tant d'innover que de proposer quelque chose de «bigger, better, louder». Resident Evil 2 cuvée 2019 entreprend de son côté de réinventer le titre à travers plusieurs changements. Tout d'abord, exit les décors en précalculé et les angles de caméra fixes et ce malgré la déception de certains fans qui se sont déjà amusés à bidouiller le code de la démo pour proposer une version plus proche de celle de 1998.

Resident Evil 2 : la survie au cœur d'un épisode étonnant

Cette fois, on retrouve la vue TPS, afin d'immerger pleinement le joueur, via la caméra à l'épaule initiée dans Resident Evil 4. L'idée a du sens d'autant que le résultat est très convaincant, aidé par le RE Engine, très à l'aise quand il s'agit de poser des ambiances ou de nous en mettre plein la vue avec ses chairs mutilées. On reprochera tout de même au moteur cet effet «huileux» un peu trop prononcé dans la gestion des gouttes d'eau ou des expressions de visages pas toujours convaincantes. Mentionnons également sur certaines surfaces, quelques artefacts noirs assez désagréables à l'oeil qui, on l'espère, disparaîtront via un patch. Au delà de ces écueils, Resident Evil 2 se montre la plupart du temps superbe dans ses atmosphères ou son bestiaire, limité mais ayant bénéficié d'un gros travail de réactualisation. Proposant une relecture par moments étonnante (la petite ville de Raccoon devenant ici une mégalopole plus proche de celle de la vision du film de Paul W. S Anderson), Resident Evil 2 s'amuse avec nos souvenirs en modifiant notre perception du jeu original, à travers son level-design repensé ou quelques ajouts de gameplay. Néanmoins, le jeu conservant sa structure initiale, il garde bien entendu cet aspect suranné synonyme de nombreux allers-retours dans les environnements et de mécaniques vieillottes avec ses items et autres clés à dénicher pour pouvoir progresser. Pourtant, on sent ici aussi que Capcom a voulu faire évoluer le schéma initial sans véritablement y parvenir. Ce n'est donc pas tant dans sa progression que Resident Evil 2 étonne mais plutôt dans sa propension à inscrire cet épisode dans la continuité de Resident Evil VII en le rendant plus sombre, suintant et inquiétant.

Resident Evil 2 : la survie au cœur d'un épisode étonnantResident Evil 2 : la survie au cœur d'un épisode étonnantResident Evil 2 : la survie au cœur d'un épisode étonnant
Resident Evil 2 : la survie au cœur d'un épisode étonnant

Quoi qu'il en soit, on a toujours la possibilité d'incarner Leon et Claire (via deux aventures séparées se rejoignant par moments) puis, à travers de courtes séquences, avec Ada et Sherry. Les développeurs ont également soigné ces passages en proposant des éléments inédits servant le propos. Alors que Sherry s'offrira une partie de cache-cache meurtrière, Ada devra scanner son environnement pour trouver des boîtiers électriques à activer tout en évitant d'être croquée. Bien que les développeurs aient également rendu hommage à Resident Evil 1.5 à travers le costume d'Elsa Walker, on regrettera qu'ils n'aient pas intégré davantage d'éléments de cet épisode avorté. Pas de quoi crier au scandale cependant puisque nous avons bel et bien droit à des décors inédits et des portions de jeu réagencées. Dès lors, la découverte du titre s'avère fascinante, ne serait-ce qu'à travers son désir absolu de coller à l'appellation de survival-horror.

L'avis de Carnbee
Voilà une création peut-être aussi protéiforme que l'agglomérat de mutations subies par Birkin que nous insémine Capcom avec ce Resident Evil 2 cuvée 2019. De notre point de vue, ce titre réimaginé est à considérer comme un reboot. Il s’inspire grandement de son modèle pour mieux lui rendre hommage à base de séquences identiques et de prises de distance drastiques. Nous n’allons pas lister toutes les différences que nous avons remarquées afin de ne pas gâcher les surprises, mais ces dernières sont suffisamment nombreuses pour que nous ne qualifiions pas cette proposition de simple redite. Les niveaux ainsi que les puzzles ont été repensés, à l’image de ce commissariat dont les salles et l’agencement ne correspondent plus vraiment aux plans de 1998. Face aux nombreuses évolutions accompagnées de séquences inédites, les fans comme les nouveaux venus sont sur le même pied d’égalité. La deuxième partie de l’aventure enchaîne un peu trop régulièrement des espaces qui ne semblent pas aussi travaillés que les pièces du commissariat. Il faut reconnaître qu’il est forcément délicat de rendre des couloirs bétonnés ainsi que des chambres stériles artistiquement remarquables. Quitte à reconstruire le jeu, il aurait été judicieux de repenser plus en profondeur certains éléments liés à la progression : les allers-retours sont toujours de la partie, les énigmes demeurent farfelues bien que rafraîchies, et le level-design du laboratoire final est toujours aussi simpliste. Les fans y verront un vibrant hommage, les autres y percevront une certaine facilité de développement.

On revient sur les nouveautés de cet épisode

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Gun Survivor

Resident Evil 2 : la survie au cœur d'un épisode étonnant

Ce qui surprend le plus dans Resident Evil 2 est le parti-pris constant de proposer une aventure à la tension permanente. Bien que ceci passe, comme nous le disions, par la vue TPS, et donc une immersion accrue, cet état de faits vient d'une difficulté plus élevée (dès le mode Normal) couplée à quelques idées excellentes. Ainsi, que vous ayez connu ou non le jeu de base, ne prenez rien pour acquis, cette nouvelle itération de RE2 jouant constamment avec nos nerfs en nous offrant un minimum de munitions et des créatures bien plus résistantes qu'auparavant. Sur ce point, on pourrait presque comparer le jeu de Capcom à Dead Space, tant dans son ambiance suffocante que dans le besoin de repenser sa façon de jouer. Si viser la tête n'est pas complètement à bannir, vous déchanterez rapidement en vous rendant compte que la plupart des morts-vivants se relèveront, même après avoir pris une dizaine de balles dans la caboche. Le zombie devient dès lors la figure centrale du titre, «dans sa propension à feindre la mort» et donc à nous surprendre, à l'inverse des Lickers ou de William Birkin misant davantage sur la force brute.

Resident Evil 2 : la survie au cœur d'un épisode étonnant

A l'image de ce que nous demandait le jeu de Visceral Games, il faudra désormais repenser sa stratégie en visant notamment les membres pour éviter que les zombies ne nous agrippent ou ne nous suivent. Une fois immobilisés, en usant habilement de notre couteau (se détériorant au fur et à mesure de son utilisation), on aura tôt fait de les larder de coups afin qu'ils passent définitivement de vie à trépas. Bien sûr, en fouillant minutieusement, on pourra tomber sur des boîtes de munitions ou de nouvelles armes (fusil de chasse, lance-flammes, lance-grenades) mais le fait est que rarement Resident Evil n'aura été aussi stressant, la tension étant permanente, encore plus à partir de l'apparition de Mr X, préfigurant le Nemesis de Resident Evil 3 et devenant, dans le cas présent, un élément de plus augmentant drastiquement la peur chez le joueur.

Resident Evil 2 : la survie au cœur d'un épisode étonnant

Il est d'ailleurs difficile de décrire l'état dans lequel on se trouve lorsqu'on le voit pour la première fois, alors qu'on vient de passer plusieurs heures angoissantes, à éviter zombies, Cerbères et autres monstruosités pour économiser nos balles en prévision de ce qui pourrait arriver par la suite. Aussi bien sans sa démarche déterminée, son look retro ou l’écho de ses pas pesants dans le commissariat nous renseignant de sa proche venue, le monstre reste un incroyable vecteur de peur. Encore plus vrai lorsqu'on se rend compte qu'il évolue à sa guise dans le commissariat et qu'il peut nous attaquer à certains endroits où on pouvait souffler auparavant. Dès cette rencontre, la tournure survival, à laquelle la série ne nous avait finalement pas plus habitué que cela, devient encore plus vraie. La fuite ne sera donc plus une option à certains moments, on devra faire attention à ce qu'on garde sur soi et dans les coffres communicants et on réfléchira à deux fois avant de s'attaquer au mode Hardcore synonyme de sauvegardes limitées, comme à l'époque.

Resident Evil 2 : la survie au cœur d'un épisode étonnantResident Evil 2 : la survie au cœur d'un épisode étonnantResident Evil 2 : la survie au cœur d'un épisode étonnant
Resident Evil 2 : la survie au cœur d'un épisode étonnant

Cette orientation survie est d'autant plus présente qu'elle cristallise les émotions les plus fortes (sans parler des sursauts grâce à quelques jump scares habilement distillés) et qu'elle permet d'apprécier à sa juste valeur ce mélange constant issu des scenarii originaux. On retiendra alors son souffle en ouvrant une armoire tout en priant pour y trouver des sprays de soin ou des balles de shotgun. On passera du temps pour savoir comment ouvrir les cadenas dans l'espoir d'y trouver une amélioration pour notre arme et on épluchera minutieusement les documents en espérant y trouver un indice pour résoudre telle énigme. Jamais titre de la série ne nous aura rendu si fébrile et ce malgré nos armes secondaires nous permettant de nous échapper de l'étreinte d'un zombie. Une sorte de deuxième chance ou comment nous donner une once d'espoir avant de nous replonger, la tête la première, dans un océan de ténèbres.

L'avis de Carnbee
En mettant de côté les angles précalculés au profit d’une caméra épaule, Capcom ne se cache plus de l’orientation action prise par ce second épisode. Les deux protagonistes gagnent ainsi des facultés de combat. Outre la possibilité de viser tout en se déplaçant, Léon et Claire disposent de couteaux et de grenades pouvant être plantés directement dans les adversaires en cas d’immobilisation par ces derniers. Le revers de la médaille, c’est que les monstres ont eux aussi gagné en vélocité et en imprévisibilité. Les zombies de base se déplacent tels des pantins désarticulés, ce qui rend tout tir à la tête particulièrement délicat à exécuter. Il ne manquerait presque qu’une touche d’esquive pour se sentir véritablement maître de ses mouvements, ce que les développeurs ont soigneusement évité afin d’empêcher le joueur de se sentir trop à son aise. Preuve d’une parfaite compréhension des codes du survival-horror, les corps prétendus morts restent au sol jusqu’au générique final, ce qui laisse toujours présager le pire lorsqu’il faut les enjamber à plusieurs reprises lors des allers-retours en espace restreint. Le T-103 est un cauchemar ambulant et représente à lui seul une des meilleures évolutions de ce Resident Evil 2 par rapport à l’œuvre d’origine.

Claire visite Raccoon City

Chargement de la vidéo Resident Evil 2 (2019) Gameplay

Et l’histoire continue...

Resident Evil 2 : la survie au cœur d'un épisode étonnant

C'est donc au bout d'une dizaine d'heures qu'on verra le bout de l'aventure mais pas le temps de souffler puisque la seconde campagne se profilera déjà à l'horizon. Nous proposant des portions inédites, bien que se croisant à intervalles réguliers, les histoires de Claire et Leon sont complémentaires tant dans les environnements visités que les PNJ rencontrés. Un moyen d'en savoir plus sur les habitants de Raccoon et la main mise d'Umbrella sur la ville, mais aussi pour comptabiliser quelques heures de plus, riches en émotions. Notez à ce sujet qu'on pourra apprécier cette seconde campagne de deux façons : En choisissant de débuter une nouvelle partie ou après avoir terminé une première campagne et en optant pour la campagne Bis du second personnage. Dans ce cas, on incarnera ce dernier à travers une aventure quelque peu modifiée synonyme, entre autres, de cinématiques plus courtes, d'énigmes légèrement modifiées, etc. Précisons, pour celles et ceux qui se poseraient la question, que les scénarii A & B du jeu original ont été compilés dans les scénarii de base du remake afin de proposer deux aventures inédites.

Resident Evil 2 : la survie au cœur d'un épisode étonnant

Nanti d'une durée de vie oscillant entre 15 et 18 heures, Resident Evil 2 incite également à être visité de fond en comble, le tout étant particulièrement agréable grâce à la carte affichant les objets restants à collecter, les points d'intérêt, les clés nécessaires pour ouvrir telle ou telle porte... Mentionnons aussi les Succès, chacun étant lié à un petit bonus à débloquer comme des artworks ou des modèles 3D. Une attention des plus louables. Bien que la longévité du titre soit assurée par ses deux campagnes, on appréciera aussi de retrouver les deux modes Bonus nous permettant d'incarner Hunk et Tofu devant s'échapper de Raccoon avec un minimum de munitions pour l'un et un simple couteau pour l'autre.

Resident Evil 2 : la survie au cœur d'un épisode étonnantResident Evil 2 : la survie au cœur d'un épisode étonnantResident Evil 2 : la survie au cœur d'un épisode étonnant
Resident Evil 2 : la survie au cœur d'un épisode étonnant

Alors oui, certains passages, comme celui où Leon ne pouvant faire un saut de 1m50 au dessus d'un planché fissuré alors qu'il est un policier surentraîné, prêteront à sourire. Et si on pourra pester contre les incessants va-et-vient indissociables des opus PSone ou des campagnes relativement miroir, il faut avouer que Resident Evil 2 subjugue la plupart du temps grâce à sa réalisation inspirée, ses partis-pris assumés jusqu'au bout et surtout ce qu'il préfigure pour l'avenir si le succès est au rendez-vous. On imagine déjà ce que pourraient donner les épisodes suivants, Code Veronica en tête, vu que Capcom semble avoir trouvé un très bon équilibre pour sa saga se nourrissant aussi bien de nos peurs que de notre besoin d'action. Réinterprétation, remake, le terme n'a finalement que peu d'intérêt tant Resident Evil 2 parvient à nous raconter une histoire pourtant connue de tous tout en réussissant encore à nous surprendre aujourd'hui. Promesse tenue pour ce classique remis avec brio au goût du jour.

L'avis de Carnbee
Ce “nouveau” Resident Evil 2 peut être comparé à un marcheur éteint au précédent millénaire revenu d’entre les morts totalement métamorphosé pour mieux croquer un nouveau public. Loin de toute métaphore déplacée, Capcom réussit l’exercice risqué du reboot slash remaster haut la griffe, au point d’en faire un nouveau standard au sein de sa catégorie. La caméra épaule utilisée prend tout son sens dans ce survival-horror où quasiment aucune porte n’arrête le T-103, et où un seul zombie peut s’avérer être une terrible menace prête à tout pour agripper le joueur. Les planches pour condamner les damnés frappant aux fenêtres et les objets à planter en cas d’étreinte mortelle sont autant d’ajouts par rapport à l'œuvre d’origine qui insistent sur l’aspect survie de cette version. Le pari est réussi pour Capcom qui arrive à nous livrer une histoire vieille de plus de vingt sans que nous n’ayons trop l’impression de chiner à une brocante. Le Virus-G et le RE Engine sont décidément pleins de surprises.
Les notes
+Points positifs
  • L'équilibre entre récupération, réinterprétation et innovation
  • Pourra surprendre aussi bien les fans que les nouveaux venus
  • Artistiquement superbe
  • 60 fps constant
  • La tension est permanente
  • Mr X, véritablement effrayant
  • Très bonne durée de vie (une vingtaine d'heures environ)
-Points négatifs
  • Quelques effets graphiques pas toujours très convaincants
  • Une progression très ancrée dans la fin des années 90
  • Certains passages un peu ridicules et qui sautent davantage aux yeux
  • Malgré la réalisation plus maîtrisée, le scénario s'avère toujours aussi cliché

S'inscrivant dans la continuité d'un Resident Evil VII sombre et stressant, Resident Evil 2 parvient à nous replonger dans Raccoon City à travers sa vision plus que jamais orientée survival. Jouant avec nos nerfs du début à la fin, ré-imaginant certaines séquences cultes pour les rendre plus actuelles et impressionnantes, le titre de Capcom s'amuse 20 heures durant à jouer avec nos souvenirs et nos peurs pour mieux nous retourner à travers une aventure plus éprouvante que par le passé. Malgré sa progression accusant le poids des ans et son scénario fortement cliché, Resident Evil 2 reste un jeu passionnant dans son mode de pensée, son inventivité et son exécution.

Profil de Logan
L'avis de Logan
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22 janvier 2019 à 17:00:00
17/20
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Mis à jour le 28/01/2019
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